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Catherine des grands chemins - Бенцони Жюльетта - Страница 66
Mais Catherine reprima bien vite le frisson de terreur qui avait herisse sa chair et detourna les yeux de l'appareil de supplice. Assise sur le fauteuil qu'occupait la veille son epoux, somptueusement vetue de brocart vert et or, la dame de La Tremoille la regardait entrer, un sourire cruel sur ses levres rouges... Violaine de Champ- chevrier etait assise gracieusement a ses pieds sur un coussin de velours noir et respirait nonchalamment une boule d'or emplie de parfum qu'elle tenait entre ses jolies mains. Le spectacle de ces deux femmes, parees comme pour une fete, assises dans cette chambre de supplice pour en voir torturer une autre avait quelque chose de revoltant, mais Catherine se contenta de les toiser avec dedain. La dame eclata de rire.
— Comme te voila fiere, ma fille ! Tu le seras moins, tout a l'heure, quand ce brave Aycelin exercera sur toi les raffinements de son art. Sais-tu ce qu'il va te faire ?
— Que m'importe !... La seule chose qui compte, c'est que je ne vois pas ici de pretre.
— Un pretre ? Pour une sorciere comme toi. Les suppots de Satan n'ont que faire d'un pretre pour aller rejoindre leur maitre. A quoi te servirait une benediction sur le chemin de l'Enfer ? Ce qui m'interesse, moi, c'est de savoir comment une sorciere supporte la torture. As-tu des charmes, fille d'Egypte, pour te garder de la douleur ? Sauras-tu demeurer ferme quand le bourreau t'arrachera les ongles, te coupera le nez, les oreilles, t'ecorchera vive et te crevera les yeux ?
Le regard de Catherine ne faiblit pas devant l'enonce sadique de ce qu'on lui reservait. Encore un instant et elle ne serait plus qu'un peu de chair inerte.
— Je ne sais pas. Mais si vous etes, vous, une vraie chretienne, vous m'accorderez le temps d'une derniere priere. Ensuite...
La comtesse hesita. Visiblement, elle avait envie de refuser. Mais elle tourna les yeux vers les hommes d'armes, qui s'etaient masses au fond. Elle n'avait pas le droit de refuser la demande d'une condamnee, sous peine d'etre elle-meme taxee d'impiete. Et c'etait toujours dangereux.
— Soit, accorda-t-elle de mauvaise grace. Mais fais vite ! Deliez-lui les mains !
Le bourreau s'avanca, denoua les cordes. Catherine s'agenouilla au pied de l'un des piliers, tournant le dos a son ennemie. Elle croisa les mains sur sa poitrine, baissa la tete, plia le dos et, doucement, tira la dague. Son c?ur battait a grands coups redoubles. Elle avait conscience du deplacement des autres bourreaux vers le fond de la piece. Sans doute voulaient-ils jouir du spectacle de sa derniere priere.
Elle serra fermement l'arme, en tourna la pointe contre son c?ur, voulut se pencher davantage pour enfoncer...
Un cri de desespoir lui echappa. Aycelin l'avait brusquement renversee et lui arrachait l'arme. Elle se crut perdue. Mais, dans la salle des tortures, il se passait quelque chose d'etrange. A son cri avaient repondu deux hurlements pousses par la comtesse et sa fille d'honneur... Comme dans un reve, Catherine les vit, dressees l'une pres de l'autre et glapissant tandis que les trois bourreaux se battaient avec les hommes d'armes.
Avec stupeur, la condamnee constata qu'ils faisaient du bon travail.
Aycelin avait deja plante la dague prise a Catherine dans la gorge de l'un des soldats, et ses deux aides s'escrimaient avec des epees sorties on ne savait d'ou. Le combat fut bref. Les bourreaux maniaient leurs armes avec une habilete diabolique. Bientot, il y eut quatre cadavres sur les dalles usees et deux pointes d'epee dirigees sur les gorges decouvertes des deux femmes par l'un des assaillants.
— Bandits ! hurlait la comtesse. Canailles ! Que voulez-vous ?
— Rien d'important pour vous, noble dame, fit la voix trainante de Tristan l'Hermite sous la cagoule d'Aycelin. Seulement vous empecher de commettre un crime de plus.
— Qui etes-vous ?
— Permettez-moi de vous dire que cela ne vous regarde pas. C'est pret, vous autres ?
L'un des bourreaux avait releve Catherine tandis qu'un autre, qui s'etait eclipse un instant, revenait avec Sara. Les deux femmes se jeterent dans les bras l'une de l'autre sans un mot. Elles en etaient incapables tant l'emotion leur serrait la gorge.
Sans quitter des yeux ses prisonnieres, Tristan ordonna :
— Baillonnez-moi ces nobles dames, et solidement. Puis enfermez-les chacune dans un cachot.
Ce fut execute ponctuellement avec une rapidite digne d'eloge. La dame de La Tremoille et Violaine furent entrainees vers les cachots, ecumantes de fureur.
— Je les egorgerais volontiers, commenta Tristan, mais elles ont encore leur role a jouer. Sans sa femme, La Tremoille n'irait sans doute pas a Chinon.
Tout en parlant, il otait la cagoule d'Aycelin qu'il avait empruntee et se dirigeait vers Catherine, un large sourire aux levres.
— Vous avez bien travaille, dame Catherine. A nous maintenant de vous sortir de la.
— Qu'avez-vous fait du vrai Aycelin ?
— Il doit cuver, a l'heure qu'il est, le vin drogue qu'il a bu, en assez grande quantite pour se donner le courage de vous torturer.
— Mais... les autres bourreaux ? Qui sont-ils ?
— Vous allez voir.
En effet, les deux tourmenteurs revenaient et d'un meme mouvement otaient leur cagoule. Catherine, subitement tres rouge, reconnut Pierre de Breze, mais l'autre, un homme brun, solide et de visage intelligent, lui etait inconnu. Le jeune seigneur vint, comme si ce fut l'heure et le lieu les plus naturels du monde, s'agenouiller aux pieds de Catherine et baisa sa main.
— Si je n'avais pu vous sauver, je serais mort, Catherine...
D'un mouvement spontane, elle lui tendit ses deux mains dans lesquelles il enferma son visage dans un geste passionne.
— Que de mercis je vous dois, Pierre... Dire que tout a l'heure je desesperais de Dieu et des hommes.
— Je savais que vous vous tueriez avec la dague avant la torture, fit Tristan qui s'occupait a depouiller les hommes d'armes de leur uniforme. Je vous surveillais et j'avais peur que vous ne tentiez trop tot le geste mortel. Il fallait le temps d'eloigner les eventuels geneurs.
Sara avait sanglote de joie en retrouvant Catherine, mais elle se calmait et retrouvait ses esprits. Elle essuya ses yeux a un pan de sa robe et demanda :
— Nous ne sommes pas encore sorties ? Que faisons-nous ?
— Vous et Catherine, ainsi que Tristan, allez revetir les uniformes des soldats. Moi et Jean Armenga, que je vous presente en ajoutant qu'il est l'ecuyer d'Ambroise de Lore, nous allons reprendre nos costumes habituels, dit Breze. Ensuite, nous sortirons dans la cour.
Pres de l'entree, des chevaux sont selles. Nous les prendrons et je me mettrai a la tete de la troupe pour sortir du chateau. J'ai un sauf-conduit...
— Qui vous l'a donne ? La Tremoille ? demanda Catherine souriant.
— Non. La reine Marie. Elle est des notres... et beaucoup moins endormie qu'on ne le croit. Je vous emmene jusqu'a la limite du territoire d'Amboise, puis nous rentrerons au chateau, Armenga et moi, pendant que vous continuerez votre route. La dame s'etait assure la tranquillite pour son divertissement, mais il faut faire vite. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je dois vous demander de vous deshabiller, Catherine, et vous aussi, bonne dame.
Deja Catherine delacait sa robe, secouant Sara qui grognait a la pensee de s'habiller encore en homme, chose qu'elle detestait entre toutes.
D'un coffre, les trois hommes tiraient les vetements que Breze et son ecuyer y avaient caches tandis que Catherine et Sara se dissimulaient dans l'ombre pour changer de costume. Ce fut vite fait. Mais elles se contenterent des justaucorps de cuir, laissant les lourdes cottes de mailles. Les tabards aux armes royales suffiraient pour creer l'illusion.
Les chapeaux de fer, les camails et les epais souliers, beaucoup trop grands, etaient suffisamment encombrants...
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