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Catherine des grands chemins - Бенцони Жюльетта - Страница 87
— Vous avez raison. Adieu, seigneur comte ! fit Catherine froidement.
Un sourire contrit plissa le visage intelligent du gentilhomme gascon.
— Hum ! Vous m'en voulez rudement a ce qu'il parait ! Vous devez avoir raison. Mais c'est mon pardon que je viens demander, Catherine. L'autre nuit, j'ai vu rouge. J'aurais pu vous tuer tous les deux.
— Mais vous n'en avez rien fait. Croyez que je vous en suis bien reconnaissante.
Elle pensait que la dignite de son attitude allait confondre Cadet Bernard. A sa grande surprise, il n'en fut rien. Le Gascon eclata de rire.
— Sang du Christ ! Catherine, quittez cet air pince. Cela ne vous va pas, croyez-moi !
— Qu'il m'aille ou non je n'en ai pas d'autre pour vous a ma disposition. Pensiez-vous que j'allais vous sauter au cou ?
— Vous devriez ! Apres tout, je vous ai evite une rude sottise. Si vous aviez succombe aux entreprises de ce damoiseau, vous le regretteriez maintenant de tout votre c?ur.
— Qu'en savez-vous ?
— Allons donc ! Breze n'est pas mort de mon coup d'epee, loin de la. Si vous aviez tenu vraiment a lui, vous l'auriez rejoint la nuit meme dans sa chambre. Or, vous n'en avez rien fait.
— J'y suis allee le lendemain.
— Et vous en etes sortie les yeux rouges avec la mine decidee de quelqu'un qui a pris une grave decision. Vous voyez que je suis bien renseigne.
— Quelque chose me dit que vos espions vous volent. Ils ne vous ont pas tout dit, fit Catherine du bout des levres.
Mais, subitement, Cadet Bernard etait redevenu grave.
Si, Catherine ! Vous avez rompu et le souvenir de votre epoux vous a reprise. Sinon, pourquoi partez- vous ? Pourquoi Breze a-t-il franchi, voici une heure, le pont-levis de ce chateau a la tete de ses lances ? Il s'en va aider Lore dont les Anglais ont attaque la forteresse de Saint-Ceneri.
— Ah ! fit la jeune femme d'une toute petite voix, il est parti ?
— Oui. Il est parti. Parce que vous l'avez repousse ! Je ne me suis pas trompe sur vous, Catherine, vous etes bien telle qu'il vous avait choisie, le grand Montsalvy. C'est l'autre nuit que je me leurrais.
Voulez-vous que nous fassions la paix ? J'ai grand desir de redevenir votre ami.
Sa contrition, ses regrets etaient authentiques. Et Catherine ne savait pas garder rancune a qui reconnaissait ses fautes loyalement ; elle sourit brusquement, tendit ses deux mains au jeune homme.
— Je me trompais aussi. Oublions tout cela, Bernard... et venez a Montsalvy, quand vous retournerez a Lectoure. Vous y serez toujours le bienvenu. Plus tard, je vous confierai Michel quand il sera temps pour lui d'etre page. Je crois que vous saurez en faire ce qu'Arnaud aurait voulu qu'il fut. Maintenant, dites-moi au revoir.
— Comptez sur moi ! Au revoir, belle Catherine.
Avant qu'elle ait pu s'en rendre compte, il l'empoignait par les epaules et lui planta sur les deux joues deux baisers retentissants, puis la lachait.
— Je vais dire a Xaintrailles et a La Hire quel vaillant compagnon vous faites. Je voulais vous donner une escorte pour vous ramener chez vous. Mais il parait que le Roi y a pourvu.
— Grand merci a lui, fit Catherine en riant. Et j'aime autant quelque chose de plus paisible que vos diables de Gascons. Pour les tenir il faut un chef et je ne suis pas Arnaud de Montsalvy, moi !
Cadet Bernard, qui deja s'eloignait, s'arreta, se retourna et, un instant, considera Catherine. Puis, gravement :
— Je crois que si, dit-il.
L'aurore embrasait les toits de Chinon et l'eau calme de la Vienne quand, au matin suivant, Catherine franchit la herse de la tour de l'Horloge. Toutes les cloches de la ville .sonnaient l'Angelus et leur son montait dans l'air pur jusqu'au petit groupe de cavaliers qui sortait du chateau. L'escorte que le Roi avait mise a la disposition de Catherine etait composee de Bretons, ainsi que l'attestaient les tabards mouchetes de queues d'hermine des soldats. C'etait Tristan l'Hermite qui les commandait et quand, la veille, il etait venu dire a Catherine qu'il l'accompagnerait jusqu'a Montsalvy avant de rejoindre le connetable de Richemont a Parthenay, elle en avait eprouve une grande joie. Le Roi ne pouvait mieux choisir, pour la garder, que ce Flamand taciturne dont elle avait appris a apprecier la valeur. Il avait pour lui le sang-froid, l'astuce, le courage tranquille et le sens du gouvernement. Elle le lui avait dit.
— Vous irez loin, ami Tristan. Vous avez toutes les qualites d'un homme d'Etat.
Il s'etait alors mis a rire.
— On me l'a deja dit... et pas plus tard qu'hier. Savez-vous, dame Catherine, que notre Dauphin de dix ans veut bien s'interesser a ma personne ? Il m'a promis de faire ma fortune lorsqu'il sera roi.
Apparemment, nos exploits contre La Tremoille l'ont impressionne.
Bien entendu, je n'accorderai pas trop de credit a ce genre de promesses. Les princes, surtout si jeunes, n'ont guere de memoire...
Mais Catherine avait secoue la tete. Elle se souvenait du regard investigateur, aigu jusqu'a en etre insoutenable, du dauphin Louis. Un regard qui ne devait pas savoir oublier.
— Je crois, moi, qu'il se souviendra, dit-elle seulement.
Tristan, lui, s'etait contente de hocher la tete d'un air de doute. Et maintenant, il chevauchait tranquillement aupres d'elle, un peu tasse sur sa selle, en homme qui sait la longueur et la monotonie des chevauchees et qui a l'habitude de dormir a cheval. Son chaperon enfonce sur ses yeux pour les garder des rayons du soleil levant, il se laissait aller au pas balance du cheval.
Catherine avait repris le costume de garcon qu'elle portait en quittant Angers. Elle aimait s'habiller en homme car elle trouvait dans ces vetements une plus grande liberte de mouvements en meme temps qu'une sorte d'audace. Bien campee sur ses etriers, elle regardait la ville comme si elle la voyait pour la premiere fois. Elle y avait remporte la victoire qu'elle souhaitait et meme une autre, inattendue celle-la, sur elle-meme. Au moment de la quitter, Chinon lui devenait subitement chere.
Les bonnes gens commencaient leur journee. Les volets claquaient un peu partout, les boutiques s'ouvraient et les eventaires s'organisaient. Une grosse pluie, la veille, avait lave de frais les petits paves ronds. En arrivant au Grand Carroi, Catherine vit, pres du puits, une fillette d'une quinzaine d'annees qui, assise sur la margelle, arrangeait des bouquets de roses. Elles etaient si fraiches, ces roses...
et elles rappelaient a Catherine un autre bouquet, celui qu'on lui avait jete, un soir, par la fenetre de maitre Agnelet. Elle arreta son cheval pres de la bouquetiere.
— Tes roses sont belles, dit-elle. Vends-moi un bouquet.
La petite tendit aussitot la plus belle de ses touffes embaumees.
— C'est un sol, gentil seigneur, fit-elle avec un sourire et une reverence.
Mais, aussitot, elle devint rouge comme une cerise et s'ecria, joyeuse : « Oh ! merci, gentil seigneur ! » en recevant la piece d'or que lui offrait Catherine en echange du bouquet.
Catherine remit son cheval en route, se dirigeant vers le pont fortifie qui enjambait la Vienne. Elle avait enfoui son visage dans les fleurs et, les yeux clos, en respirait le delicieux parfum. Tristan se mit a rire.
Ce sont sans doute les dernieres roses que nous verrons avant longtemps. Elles ne poussent guere dans votre pauvre Auvergne. Ici, elles sont chez elles... La Touraine est leur domaine.
— Voila pourquoi j'ai achete celles-ci... Elles representent pour moi ce doux pays de Loire, et quelques souvenirs... des souvenirs qui s'envoleront peut-etre quand elles seront fanees.
La troupe armee franchit le pont, saluee par les soldats de garde qui reconnaissaient les armes du Connetable. La riviere passee, on mit les chevaux au galop. Catherine et son escorte disparurent dans un nuage de poussiere.
Il etait plus de dix heures du soir et il faisait nuit lorsque Catherine, Tristan l'Hermite et leur escorte arriverent en vue de Montsalvy a la fin d'un extenuant voyage. Le doux temps d'ete avait seche la boue des chemins, mais l'avait transformee en autant de poussiere.
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